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Un peu d’horreur… : Japonaise en l’occurrence, les maîtres du genre. J’ai acheté dernièrement les deux premiers tomes du, le titre n’est pas très original, Manoir de l’horreur. Pas terrible. Le sommet absolu reste Spirale. Un cauchemar, une abomination. Pour avoir froid en plein été. Une référence. Un mythe.
Un peu de musique... :
New Pretoria est un groupe très sympathique qui enregistre en ce moment un nouvel album. Voici une petite chronique du précédent :
“Before that I’d often dreamed of going West to see the country, always vaguely planning and never taking off”. Confidence de Sal(t) Paradise avant de finalement prendre la route. Avant de suivre celle de New Pretoria, on ne savait plus sur quel bout de chemin on avait abandonné le goût du paradis. Parfois, la langue sur les lèvres, il nous semblait retrouver ce curieux goût de sel apporté par une vague lointaine qui, pour remonter à la surface, avait glissé sur le fond des océans où nous avons laissé tomber tant de choses. Cependant, le remous du passage soulevait aussi la boue, le sable, la crasse des âges ; les lignes sinusoïdales des particules dérangées venaient brouiller la vision de ce que nous voulions revoir. Quand par hasard on retombait dessus, le passé restait crypté.
Avant cela donc, le merveilleux était alors l’évidence. Des ingrédients simples dont nos poches étaient remplies suffisaient à la métamorphose. L’œuvre au noir en tête, chacun s’amusait dans son laboratoire ou dans celui des autres à tout transformer en or.
Avec New Pretoria, les sous marins sont de nouveau faciles à fabriquer et les plongées de nouveau fréquentes. Son dernier vaisseau amiral - No Place For Such a Band – est fabriqué avec le bois de nos anciennes cabanes, celui où les maladroits espoirs et les doux plis du coeur d’alors restent encore gravés. Ni canons, ni clairons, ni pavillons ne viennent patiner la coque d’un vernis aussi prétentieux qu’inutile. New Pretoria n’a que des choses simples à dire : de ses mains, il voudrait accrocher celle des autres, celles des malédictions, celles des disparitions, celles des nuits jamais vécues. Un tour pressé du monde ne l’intéresse donc pas. Un regard inattentif croira peut être voir une bicoque prenant l’eau dans une mare quelconque. C’est pourtant la remontée majestueuse d’un fleuve ancien qui se prépare : le Mississipi en bateau à aube, vous n’en rêvez pas ? Il faut en profiter avant qu’après l’aube vienne les rayons, aveuglants parce qu’amnésiques, des soleils des temps modernes embrassant l’horizon de leurs certitudes.
Allez sur leur site : http://www.newpretoria.com/. Vous y verrez en plus, mais c’est très accessoire, des photos prises par mon compagnon de voyage lors de notre périple en Nouvelle-Angleterre. En cherchant bien entre les arbres, vous pourrez m’apercevoir.
A voir aussi, le site du collectif d’artiste auquel New Pretoria est rattaché, French Toast : http://newp.free.fr/ Un peu de la sagesse des grands maîtres :
Celui qui fut mon maître en droit constitutionnel a écrit ceci : « N’oublions pas que la roche Tarpéienne est proche du Capitole ». En découle un conseil d’attitude, pour ceux qui se croient à l’intérieur de celui-ci, et dieu sait s’ils sont nombreux, très juste, bien qu’implicite.
Benjamin Constant, quant à lui : Argh…. Cela fait un quart d’heure que j’essaye de retrouver cette phrase dans Principes de politique. Tant pis, en bref et en moins élégant, il faut trois soldats pour que deux français se rencontrent. Mouais, pas terrible.
Une main du Aruba Poker Classic (WPT Season 4):
Sous titre: Il n'y a pas que la paire d'as dans la vie... ou encore: Pour ceux fatigués des coins flip Queens versus As-King. Il reste quatre joueurs et les deux premiers à parler ont foldé. Au Small Blind: Devin Porter, 22 ans. Déjà joueur de poker professionnel sur internet. Très bon. 1 200 000 en chips. Il découvre : Il décide de compléter la blind pour 20 000 milles de plus. Les antes sont de 5 000. Au Big Blind : Josh Schlein, 20 ans. Plus jeune finaliste du WPT. Il faut avoir 21 ans pour jouer au poker aux Etats-Unis mais ici, à Aruba, la limite d’age est de 18 ans, ce qui lui a permis de participer au tournoi. A été brillant jusque là. 1 800 000 en chips. Il découvre Il check. (Blind 40 000) 


Le flop : Porter mise 60 000. Caller par Schlein. 


Turn :




Porter Check. Schlein bet 80 000. Porter fait alors un merveilleux check raise et met 140 000 de plus. Sans hésiter, Schlein call (220 000 donc)
River : 




Ce qui donne la flush à Porter qui met 150 000. A peine dit, que Schlein fait all in à 1 400 000. Porter fait un bond sur sa chaise. Il réfléchit. Il réfléchit. Il réfléchit… et jette ses cartes.
Un superbe coup, à voir avec la réaction des joueurs. Délicieux.
Actualisation: Je viens de trouver un torrent de cette main, http://www.mininova.org/tor/286526. Le tournoi en VO se trouve ici:
http://dc.flamevault.com:6969/torrent.html?info_hash=cef5be12a25ca5b984c6fdebfced18726af58a4c